Heureux qui comme Ulysse…Parenthèse #2

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A plus de la moitié de mon voyage (fichtre, le temps passe vite…) et en attendant les belles photos de Soso pour illustrer mon prochain post sur mes pérégrinations dans l’île du Sud, j’avais envie d’ouvrir une petite parenthèse #introspection.

Pour la plupart d’entre vous, vous savez désormais que j’ai pris ma décision et que je vais rentrer en France, du moins temporairement.

Déjà parce que vous me manquez…grave ! Je savais que ça allait arriver mais je pensais pas que ce serait à ce point là #maldupays #danstesdents #aie. Et c’est définitivement la principale raison à mon retour.

Alors oui, ma vie à Wellington est vraiment chouette. J’aime vraiment cette ville, je me suis recréée mon petit cocon, avec mes habitudes, mon boulot et ma tribu de kiwis.

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Et je ne déteste pas travailler à McDo. C’est même plutôt enrichissant. Oui, faire des burgers peut être enrichissant #cheeseburgeren10secondes et c’est définitivement une bonne expérience pour la suite de mes projets. Au moins, maintenant je sais que je veux travailler en cuisine. Parce que si je m’éclate en faisant des burgers et des nuggets toute la sainte journée, 6 jours sur 7, alors imaginez mon état de félicité en faisant de la vraie cuisine.

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L’autre raison qui me pousse à rentrer, c’est le fromage. Non je déconne…ou pas….#maviepouruncamembert. Ceci dit, je bave rien qu’à entendre le mot “baguette”.

Plus sérieusement, maintenant que j’ai décidé de rentrer, j’ai commencé à me poser sérieusement la question du “qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie ?” Comme je l’évoquai un peu plus haut (faut suivre hein !) et comme une certaine jeune mariée (elle se reconnaîtra) l’avait prédit (#callherMadameIrma) : je rentre, je me dégote une formation en cuisine, je me fais un peu d’expérience et je repars.

Ca, c’est le plan aujourd’hui. Mais comme je l’ai appris durant ces derniers mois : le meilleur plan, c’est pas de plan du tout. Donc on va dire que j’ai un objectif à plus ou moins court terme mais que je sais pas encore par quel chemin je vais y arriver.

IMG_20160703_140442Mais en dépit de ce mal du pays latent, quitter la Nouvelle-Zélande va être un réel et douloureux déchirement. Parce que c’est le pays dans lequel je suis renée #poésie #dramaqueen, où je me suis redécouverte et où j’ai kiffé ma vie comme jamais je l’avais kiffé ces dernières 30 années. J’ai vécu des trucs de foufous, j’ai vu des choses absolument breathtaking #excusemyenglish #iamfluent #tupeuxpastest et j’ai rencontré des gens géniaux qui ont refaçonné la personne qui écrit maintenant.

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IMG_20160624_141629J’ai l’impression d’avoir plus grandi en 9 mois (tiens, c’est marrant, une vraie période de gestation #coincidence #diiiiiiiingue) que durant ces dernières années. Je suis plus sûre de moi, plus confiante et vraiment, vraiment (vraiment) moins stressée de la vie.

Bon, après, pour être honnête, le fait d’être à nouveau en couple #lovelove #achevezmoi #tropdeguimauve a contribué pas mal à cette renaissance. Faire tomber la triple muraille de Chine derrière laquelle je me planquais n’a pas été facile et il a été plus qIMG_20160624_141646ue patient avec moi et mes crises existentielles mais maintenant tout roule #libéréedélivrée. C’est juste qu’on sait l’un comme l’autre qu’il y a une fin et que cette fin arrive bientôt. On essaye de pas trop y penser et de pas faire de plans sur la suite des événements mais c’est comme un petit nuage gris qui vient se mélanger aux nuages roses chamallows.

BREF ! Fin du paragraphe guimauve #achevezmoibis.

Tout ça pour dire que oui, quitter la terre des Kiwis va être très très dur #euphémisme parce que ça restera mon pays de cœur. Peut-être que j’y reviendrai, peut-être pas. Mais je suis presque certaine qu’il sera impossible pour moi de m’y installer pour de bon, contrairement à ce que je pensai avant de partir et au début de mon voyage.

C’est trop loin de tout et de tout le monde et j’ai trop besoin de mes racines pour partir à l’autre bout du monde. On va espérer que la téléportation soit bientôt opérationnelle !

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Voilà, vous pouvez reprendre une activité normale !

See you next time, amigos !

Parenthèse #1

Hello there !!

Je suis toujours en vie pour ceux qui s’inquiéteraient ! Je suis installée à Wellington pour mon hibernation (et plus si affinités), je vous raconterai bientôt la suite de mes aventures chez les Kiwis !

En attendant, deux petites vidéos qui retracent le début de mon voyage en Asie :

Ça m’a envoyé un peu de soleil en ce début d’hiver !

Bon dimanche les gens 🙂

 

Bloquée !

Orelsan et Gringe sont bloqués dans leur canapé à looser, bah moi je suis bloquée dans mon hamac à glander.

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 – Même combat –

Je suis donc en Thailande depuis un peu plus d’une semaine maintenant, presque 10 jours et j’ai pas chômé ! Du moins jusqu’à maintenant. Après avoir fui Bangkok, j’ai donc atterri à Chiang Mai où j’ai commencé à avoir un aperçu de ce qui allait me tomber sur le coin du nez quelques jours plus tard #teaser.

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Et donc, le Cambodge ?

Ca y est, Sabrine est repartie dans la nuit pour la France et je commence mon aventure en solo.

J’avoue que j’ai eu la boule au ventre et du mal à me rendormir après son départ mais c’est passé une fois que je me suis mise en mouvement.

Là, je suis posée au frais, dans le canapé à l’accueil de l’hôtel en attendant mon bus pour Chiang Mai. Je fuis Bangkok, le plus vite possible !! On m’avait prévenu que je risquais de ne pas aimer la capitale thailandaise. Et bien ce “on” me connaissait bien. Trop de monde, trop de bruit, trop de béton, j’ai l’impression d’étouffer dans cette fourmilière. Moi je veux du calme et du vert, nom de Zeus ! #hobbitinside. Y a des moments où je suis à deux doigts de craquer et d’avancer mon billet pour la NZ. Je résiste parce que je me dis que le nord de Thaïlande a quand même l’air sacrément beau.

Mais je prends les choses à l’envers. Revenons sur ces deux premières semaines de périple déjà bien remplies !

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Quelques heures avant

Le monde est un livre, ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page

Texto de Momo et Pedro (ou St Augustin :D)

Donc voilà…il est 20 heures et quelques, je suis sur mon lit de l’Ibis Charles de Gaulle, j’attends que Sabrine me rejoigne (je crève la dalle d’ailleurs…) et je prends deux minutes pour me poser et faire le point.

J’ai laissé Bourges derrière moi avec le train de 16h15. Et même que la SNCF, cette fofolle, m’a fait une blague en annonçant un retard de 10 minutes…sachant qu’en général, ces 10 minutes ont tendance à se transformer en 20, puis 30, puis 40 (pourtant, on dit toujours que les blagues les plus courtes sont les meilleures). Mais heureusement, tout s’est bien enchaîné, les 10 minutes sont restées 10 minutes et j’ai pu choper ma correspondance à Vierzon #trouduculdumonde, direction la capitale.

J’ai l’impression de porter une armure avec mes deux sacs à dos. Pas que ce soit lourd, mais je suis un tantinet encombrée quand même. J’essaye de mettre de coups à personne avec ma carapace #tortue.

En arrivant à Paris, j’attrape le métro 5, je traverse la Seine, j’aperçois la Tour Eiffel illuminée et je peux pas m’empêcher de sourire bêtement. Elle est belle ma capitale quand même. Mais je peux pas lutter contre ce petit pincement au cœur en passant l’arrêt République…

J’enchaîne avec le RER, j’ai du bol, il est à quai et va direct à Charles de Gaulle, et pif paf, me voilà à l’hôtel avant d’avoir eu le temps de dire ouf. Mon mojo du transport a l’air de toujours bien fonctionné. Pourvu qu’il ne m’abandonne pas une fois en Asie…L’épopée pour arriver jusqu’à Koh Rong méritera un article à elle toute seule #teaser.

Après ces aventures palpitantes (sisi, c’est palpitant les trajets en France…#blague), petit point sur comment que ça se passe dans ma caboche. Bah à dire vrai (en même temps, je suis pas là pour mentir…haha…#blaguetoujours), je suis complètement zen. Tout le stress que j’ai pu ressentir ces derniers jours (semaines ? mois ?), hop, envolé. A partir du moment où j’ai fait mon sac à dos (12kg, mes petits, avec les chaussures de rando dedans….#fierté), plus de pression. Si j’avais su, je l’aurai fait avant, ça m’aurait évité une paire de nuits blanches !

Bon, après, j’avoue que je réalise pas forcément que ça y est, je passe ma dernière nuit sur le sol français avant un bon bout de temps. Que je vais quitter mon petit pays d’ici quelques heures et que la date de retour n’est pas forcément fixée…Je pense qu’il va me falloir un moment avant de réaliser que je suis partie et que ce ne sont pas juste des vacances de deux semaines.

Je pense que je vais commencer à percuter quand je vais ramener Sabrine à l’aéroport et me retrouver toute seule en Thaïlande…Y a moyen que je prenne un ptit coup de flip à ce moment là. Mais bon, ne présageons de rien. On verra bien.

See you soon !

 

Last day

Debout peu importe le prix
Suivre son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Tu peux exploser aujourd’hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Non accidentel

Etienne Daho – Le premier jour du reste de ta vie

3 :57 : mon cerveau décide que j’ai assez dormi (5h de sommeil, normal…sachant qu’il m’en faut au moins 7 pour être bien…)

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De ces choses qui vont (certainement) me manquer

Partir comme ça pendant un an, c’est certes une perspective exaltante (sisi, je vous jure), mais c’est aussi un saut dans l’inconnu, un grand pas en dehors de sa zone de confort et de ses repères habituels.

Bien sûr, c’est génial de se dire qu’on va découvrir d’autres cultures, d’autres personnes et de nouvelles façons de voir la vie. Mais à côté de ça, on laisse derrière nous son quotidien, cet espèce de petit cocon de sécurité #jenfoncedesportesouvertes.

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Comment j’ai décidé de partir

The Road goes ever on and on

Down from the door where it began.

Now far ahead the Road has gone,

And I must follow, if I can,

Pursuing it with eager feet,

Until it joins some larger way,

Where many paths and errands meet.

And whither then? I cannot say

Bilbo, La communauté de l’Anneau, Chapitre Premier

L’envie d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs m’a toujours plus ou moins taraudée. Jamais très loin,plus ou moins forte en fonction des périodes de ma vie.

Et puis un jour, on se dit “Allons-y” (#TenthDoctor) et on y va.

En vrai, c’est à la fois aussi simple et infiniment plus complexe.

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